Vie pratique

À Rezé et Vertou, des potagers d’entreprise pour la Banque alimentaire

Clément François 2 min de lecture

À Rezé et Vertou, des terrains d’entreprise se transforment en potagers solidaires. Lancé au printemps 2026, le projet Entreprises nourricières cultive des légumes destinés à la Banque alimentaire, qui les redistribue ensuite aux associations.

Selon metropole.nantes.fr, l’expérimentation est portée par la Maison des agricultures et alimentation durables. Son principe est simple : des entreprises mettent gratuitement à disposition une parcelle et de l’eau. Des maraîchers y travaillent contre rémunération, puis la Banque alimentaire collecte les récoltes deux fois par semaine.

Deux parcelles de 200 m²

Nature et Aliments, au sud de Rezé, et Tallineau Emballage, à Vertou, participent aujourd’hui au dispositif. Chacune a confié 200 m² de terrain et apporte aussi un soutien financier. Les deux maraîchers Olivier Trocherie et Yann Lescouarch y cultivent notamment des courgettes, des potimarrons, des choux et des poireaux.

La Banque alimentaire rachète les légumes 1 euro le kilo à la MAAD, avant de les revendre 0,30 euro le kilo aux associations qui s’approvisionnent auprès d’elle. Le projet vise à répondre à la fois à l’augmentation de la précarité alimentaire et à la baisse des dons, en quantité comme en qualité.

1,4 tonne de légumes visée chaque année

Pour cette première année, l’installation est financée à 12 % par la vente des légumes, 40 % par les entreprises, 28 % par Nantes Métropole et 20 % par les villes de Rezé et Vertou. Les entreprises s’engagent pour cinq ans, tandis que les maraîchers sont rémunérés pour leur prestation et non selon le volume récolté.

Malgré un été difficile, 170 kg de courgettes ont déjà été ramassés. Pendant les deux semaines de fermeture estivale de la Banque alimentaire, une partie des légumes a été transformée au MiN de Rezé en gaspachos et en conserves pour les associations. L’objectif annuel est fixé à 1,4 tonne de légumes bio, faciles à cultiver et à stocker.

La Métropole soutient l’installation d’un site par an. La MAAD souhaite d’abord développer le dispositif au Sud-Loire, afin de faciliter les tournées de collecte.

Source : metropole.nantes.fr

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